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Le 30/03/2010
Ce matin, le réveil a sonné (à 5h !) sans parvenir à nous réveiller. C’est donc un peu speed que nous sautons dans la voiture de Yolande direction l’aéroport. Elle a tenu à nous offrir une couronne de fleurs pour Bérengère et un collier de fleurs pour Xavier, come le veut la tradition lorsque les gens partent (ou arrivent).
Les yeux collés, nous disons au revoir à Yolande, nous enregistrons nos bagages et 15 minutes de vol plus tard, nous voilà arrivés à Huahine.
C’est Walter qui nous accueille, on charge les sacs dans le pick-up puis nous passons rapidement à Fare, le village principal de l’île (il y en a 9 au total) pour faire quelques courses. Les provisions faites, nous partons rejoindre un petit embarcadère. Nous passons devant le chenal qui relie le lac Fauna Nui au lagon. Nous longeons des vestiges de marae et des parcs à poissons traditionnels et ancestraux, construits en pierre volcanique et en blocs de coraux et destinés à piéger le poisson avec l’aide la marée.
Nous quittons le pick-up pour monter dans un petit bateau pour rejoindre le motu Mahare, en face de l’île Huahine Nui, où Walter, sa femme Kim et leur petite Daisy ont élu domicile il y quelques années.
L’endroit est absolument superbe, nous sommes au milieu d’une cocoteraie, avec le lagon calme d’un côté et plus énergique de l’autre. Tout a été construit avec du matériel naturel et traditionnel, avec simplicité et goût. Bref, on est vraiment super contents d’être là !
Et même si la pluie nous offre un petit comité d’accueil pendant une bonne demi-heure, cela n’entachera pas notre plaisir d’être à Huahine, perdus sur un motu (ils sont les seuls habitants !).
Ca y est, le soleil est réapparu, Walter nous offre une coco vert, toujours aussi désaltérant, puis après une petite discute, nous filons nous baigner car la chaleur est toujours aussi épaisse et enveloppante (enfin, il fait chaud, très chaud quoi !).
Après le déjeuner, nous prenons les kayaks mis à disposition pour aller visiter la ferme perlière qui se trouve au milieu du lagon, à une petite demi-heure de pagaie. Le « bijoutier », un popaa installé en Polynésie depuis plus de trente ans, nous explique le cycle et le boulot pour obtenir une perle. Il y a plusieurs étapes à respecter. Après avoir collecté les huîtres qui deviendront perlières, on greffe un morceau de manteau d’une huître donneuse (le nucleus) à l’intérieur de chaque huître en incisant la gonade (organe reproducteur). Puis on introduit une bille de 6mm dans la gonade pour qu’elle soit en contact avec le greffon. Ainsi, la nacre de l’huître va venir s’épaissir autour du nucleus pour 18 mois plus tard, donner une perle. Ronde, ovale, ou en forme de goutte, avec des reflets bleus, verts, noirs, gris, avec de la profondeur ou non, parfaite ou avec de petits défauts, chaque perle est unique et plaira à quelqu’un.
De retour sur notre petit kayak, nous rentrons tranquillement sur notre petit motu pour profiter d’une dernière baignade avant que le soleil ne se couche. Les moustiques, eux, sont en pleine forme, soleil ou pas ! Walter fait un feu pour les éloigner autant que possible pendant que Kim (fan de Manchester United) nous donne les résultats de la Champions’ League glanés sur internet. Ils nous cassent une coco pour en grignoter la chair pendant qu’on papote, un délice !
Demain, nous partirons à la recherche de nos amis les pointes noires. En attendant, on profite du calme et de la pleine Lune « plus-claire-tu-meurs ».
L e 31/03/2010
La nuit a eu un pic de chaleur, mais heureusement, quelques gouttes sont tombées et ont rafraichi l’air. Les oiseaux se mettent à chanter dès le premier rayon de soleil, il nous en faudra plus pour nous sortir du lit !
Allez, on se bouge. Petit-déjeuner sous le faré, Walter et la petite Daisy viennent nous saluer juste après une petite baignade en famille. L’idée est séduisante, hop, on enfile les maillots et on se jette dans le lagon. Aaaaah, de la fraîcheur !
Quelques chapitres de nos livres respectifs plus tard, nous partons à l’aventure en kayak. L’eau est calme dans le lagon, les poissons nous passent dessous, le soleil est bien présent, tout va bien. Nous nous dirigeons vers la passe qui, munie de ses quelques vagues, nous remue bien et nous dissuade de tenter de rejoindre l’autre rive. Tant pis, on passera par la terre ! :)
Mais avant, il faut reprendre des forces, et oui ! Repas boîte, rien d’affriolant mais un bon truc qui tient au corps, puis siestoune en compagnie des moustiques.
Les plats à peine digérés, nous partons de l’autre côté du motu, inspecter le lagon qui donne sur la mer et rencontrer ses habitants, j’ai nommé les poissons-clowns (oranges et blancs ou blancs et oranges, clowns tristes ou joyeux mais toujours planqués dans leur anémone), des balistes plus ou moins bariolés et plus ou moins accueillants façon blouson noir, cran d’arrêt avec un joli « casse-toi étranger ou j’te bouffe » sur les lèvres, des poissons-perroquets (pas les oiseaux, on se répète hein ?!), des oursins tout droit sortis des films d’aliens, puis des poissons-coffres, mulets locaux, et concombres de mers de différentes formes, on en passe et des meilleurs !
Nous rentrons en finissant le tour de l’île initié le matin en kayak. Arrivés à la pension, nous rencontrons nos nouveaux voisins, un couple d’Américains en vadrouille venus en Polynésie pour leurs vacances. Au programme pour eux, plongées, snorkeling, sable blanc et à peu près un million de photos !
La nuit tombe vite. Walter et Kim nous offre un uru, le fruit de l’arbre à pain, pour le partager à nous quatre. Pas de soucis, il y en aura pour tout le monde et même plus ! Cru avec un soupçon de beurre, cuit comme des frites ou juste passé à la poêle, ce fruit exotique nous rappelle un petit goût de châtaigne, excellent !
La Lune toujours aussi ronde et claire donne des couleurs surréalistes aux cocotiers environnant et les étoiles garnissent un paysage déjà beau en soi. Encore quelques pages et on éteindra les lumières, promis, il n’y aura plus que le bruit des palmes et le murmure des vagues s’écrasant sur la barrière de corail.
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